Bilan mi-mandat : rien ne bouge sauf les factures qui grimpent !
Bilan mi-mandat : rien ne bouge à Biot sauf les factures qui grimpent !

Bilan mi-mandat : rien ne bouge à Biot sauf les factures qui grimpent !

Le débat d’orientation budgétaire, comme celui du 2 mars dernier, est un moment important dans la vie politique locale.

D’abord, parce que l’on parle de projets. Ensuite parce qu’il est question de gros sous. En effet, l’adéquation entre la réalisation et le financement permet de voir l’avancement des dossiers.

A Biot, il y a eu des annonces, ou plutôt des effets d’annonces : à l’arrivée, qu’en est-il ?… Pas grand chose hélas!

Sont abandonnés ou au point mort :  

  • La réhabilitation de l’entrée de ville au chemin neuf.
  • La rénovation, de la place de l’église, de la place des arcades.
  • Le démarrage du parking des Bâchettes, annoncé d’abord pour septembre 2015, puis septembre 2016 et puis toujours rien.
  • La réalisation du bassin des Horts.
  • La mise en sécurité du chemin des Combes.
  • L’élargissement du chemin de Saint Julien.

On nous avance, pour justifier cet immobilisme, les dépenses liées aux inondations du 3 octobre 2015.

Mais l’analyse des chiffres pondère ce postulat. A l’arrivée, le drame n’aura coûté à la commune que la somme d’un million d’euros. Cela peut sembler surprenant mais vous allez comprendre comment on arrive à ce résultat.

Les travaux évalués sur 3 ans sont estimés à 4 millions d’euros TTC, mais la commune récupère sur cette somme la TVA, soit 800 000 euros. Les aides croisées de la Casa, la Région, l’Etat et le Département sont selon la mairie, d’un montant de 2 millions et demi d’euros. Un million à débourser sur 3 ans pour une ville comme Biot ce n’est pas rien mais il faut raison garder. La catastrophe ne peut justifier l’absence abyssale d’ambition pour la commune.

Quant à l’endettement de la ville, on prône une rigueur budgétaire bien factice : les emprunts vont se multiplier, 12 millions d’euros au total. L’encours de la dette augmente, et elle va passer en peu de temps de 1800 euros par habitant à 2300 euros.

A l’arrivée, la  capacité d’autofinancement (CAF brute) de la commune se réduit comme peau de chagrin.

Et comme le début d’année ne va pas sans un cadeau, Madame Debras a choisi le sien : ce sera l’augmentation de la facture d’eau. Déjà, la redevance d’assainissement s’était envolée de 20%. Cette fois, il faudra faire avec 10% sur le prix de l’eau à la consommation, soit 9 centimes par m3 et cela dès le 1er juillet prochain.

La seule bonne nouvelle est que nous avons gagné six mois, puisque nous avons fait reporter la délibération du 8 décembre 2016, sinon c’était l’augmentation assurée au 1 janvier 2017.