Une intrusion inacceptable
Dimanche 18 août 2026, au soir, 6 caravanes et 8 véhicules ont pénétré par effraction sur le pré de la Fontanette à Biot. Cette situation était inacceptable et contrevenait directement aux règles d’ordre public et de respect de nos espaces collectifs.
Mobilisation immédiate des autorités
Face à cette intrusion, la Ville de Biot n’a pas attendu. Dès lundi 19 août, l’ensemble des moyens légaux et administratifs ont été activés :
- Police municipale et gendarmerie dépêchées sur le site pour dresser rapport
- Signalement immédiat au Préfet pour alerte aux autorités départementales
- Plainte formelle déposée auprès des instances compétentes
- Référé d’expulsion saisi devant le tribunal administratif
- Requête auprès de la Préfecture pour expulsion immédiate par les forces de l’ordre
Un refus des solutions légales
Il faut le noter : l’aire d’accueil communautaire de Vallauris, disposant des capacités de réception nécessaires, avait été proposée à cette communauté. Le refus catégorique de cette solution légale et structurée justifiait la fermeté de l’approche municipale.
Tolérance zéro appliquée
À Biot, la politique est claire : tolérance zéro. Cela signifie concrètement :
- Verbalisation quotidienne de tous les comportements non conformes
- Maintien continu de la pression jusqu’au rétablissement complet de l’ordre
- Renforcement immédiat des mesures de prévention
En témoignage d’engagement, le système de verrouillage des portiques d’accès au pré a été immédiatement remplacé et modernisé pour prévenir toute intrusion future.
L’évacuation pragmatique du 20 août
Mardi 20 août, alors que la France basculait en vigilance orange orage à 13h, la situation a évolué. Le pré de la Fontanette, situé en zone inondable, représentait désormais un risque imminent pour les occupants eux-mêmes face aux intempéries annoncées.
Confrontée à cette réalité météorologique, la Ville de Biot a engagé des négociations pragmatiques pour assurer la sécurité de tous. Un accord a permis l’évacuation des lieux en début d’après-midi, avec le retrait consécutif des poursuites engagées contre cette intrusion.
Les questionnements d’une maire seule face à l’ordre public
Cet épisode, bien que résolu, révèle des réalités profondément préoccupantes sur le fonctionnement de notre République :
L’isolement des élus locaux : Les maires sont régulièrement en première ligne pour faire respecter l’ordre et les lois, trop souvent avec des moyens limités et sans soutien institutionnel suffisant.
La lenteur du droit : Bien que nécessaires, les procédures légales s’avèrent souvent trop lentes face à l’urgence. Les méandres du droit français peuvent sembler l’emporter sur la résolution pragmatique des situations.
L’affaiblissement de l’autorité de l’État : Le manque d’autorité visible de l’État encourage malheureusement ce type d’intrusions. Il traduit une incapacité perçue à faire respecter uniformément les lois et les règles collectives.
Un appel aux réformes : Le moment est venu d’engager des réformes courageuses pour renforcer les pouvoirs de police du maire et améliorer la capacité des collectivités locales à maintenir l’ordre sur leurs territoires.
Le retour à la sérénité
Cet épisode difficile appartient désormais au passé. Le pré de la Fontanette est de nouveau accessible à tous les Biotois, sécurisé et protégé.
Place désormais aux traditions et à la convivialité : la fête patronale de la Saint-Julien démarre dès le lendemain, ramenant la sérénité et la joie communautaire qui caractérisent nos vraies valeurs.
Biot retrouve son calme. L’ordre prévaut.


