Modification n°6 du PLU – Mobilisons Nous ! (Newsletter n°16)

Chers amis,

Le temps presse et nous n’avons plus que quatre jours pour nous mobiliser. C’est peu mais l’enjeu est immense. La majorité de madame Debras a décidé de modifier pour la troisième fois le PLU*. La modification n°6 me semble particulièrement inquiétante et elle est soumise à enquête publique jusqu’au jeudi 16 mai. Autant dire demain !

Et c’est de bétonnage dont il est question et dans tous les quartiers !

Cela commencera dans le quartier des Soulières. Madame Debras souhaite donner des droits à bâtir pour des immeubles de deux étages avec une première OAP, une orientation d’aménagement et de programmation, pour les terrains Garenne, Kvaskoff et ASL Villas de Biot.

La suite ?

Tout figure page 24 du rapport de présentation en ligne sur le site www.biot.fr. Les quartiers Bois Fleuri, Vallée Verte, Issarts, St-Julien, Castellins, Savonnière, Clausonnes autrefois destinés à de l’habitat individuel pavillonnaire pourront voir construire des immeubles collectifs. Que les habitants des autres quartiers ne se réjouissent pas trop vite, ils sont aussi concernés (secteur UEa c’est-à-dire Chèvre d’Or, Vignasses, Cabots…).

Enfin, la majorité le réaffirme une nouvelle fois, il y aura 30% de logements sociaux minimumsur chaque programme immobilier de plus de 800 mètres carrés de surface de plancher.

Le commissaire enquêteur reçoit nos avis jusqu’à ce jeudi, déplacez-vous aux services technique 700 avenue du Jeu de la Baume de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 ou consignez vos observations par courriel à plu@biot.fr.

Après enquête publique, cette modification sera soumise au vote du conseil municipal et il sera trop tard.

* PLU : Plan Local d’Urbanisme

Tour d’horizon des principales informations à retenir du conseil municipal

  • La commune s’endette de près de 9 millions d’euros.
  • Le parking des Bâchettes est presque terminé et c’est un plus pour la commune. N’oublions pas pour autant le coût de la place, 110 000 euros au moins par rapport à la globalité de l’opération. Espérons aussi que cet équipement ne sera pas vite sous-dimensionné !
  • On honore la mémoire de nombreuses personnalités biotoises du monde de la culture et des arts : elles donnent leur nom à des équipements communaux. Je regrette que notre ami Jean-Claude Novaro, verrier mondialement connu, ait été « oublié » !
  • L’aménageur de Saint Eloi a été choisi et ce sera BNP PARIBAS IMMOBILIER. Il déposera prochainement un permis pour construire 130 logements. Pas de nature à garantir la tranquillité des riverains et fluidifier la circulation aux heures de pointe !

Vous avez dit bizarre ? 

Certaines décisions de la Maire de Biot me laissent perplexe, je vous laisse juges !

A l’heure où la dotation de l’Etat est en baisse et alors que l’on demande aux élus une rigueur budgétaire, à Biot la gabegie continue.
Dernier exemple en date : Madame Debras a demandé à la Casa d’user de son droit de préemption pour acquérir un terrain inconstructible. Les deux parcelles, qui appartiennent à un particulier, sont situées entre le vallon des Horts et la route du bord de mer.  Selon l’information donnée en conseil municipal le 28 septembre dernier, ils ont été acquis pour l’improbable somme de 800 000 euros alors que ce terrain a été classé en zone d’aléas forts sur le porter à connaissance des zones inondables. Et rappelons-le, la Casa, c’est aussi l’argent des Biotois.
Autre dépense bien inutile : le réaménagement de l’hôtel de ville : la majorité a voté 1.5 million d’euros TTC pour l’extension des locaux. Voilà qui est sans aucun doute agréable pour le confort des élus, mais d’autres équipements publics me semblaient prioritaires. Quelques exemples : la réhabilitation de la rue Saint Sébastien, de la place des Arcades, du chemin neuf, les 90 places supplémentaires du parking des bachettes dont le démarrage est sans cesse repoussé, la mise en sécurité de la plaine de la Brague où depuis les inondations d’octobre 2015, aucun aménagement n’a été réalisé. Le 1er janvier prochain, la gestion des risques naturels sera transférée à la CASA. Que de temps perdu ! La météo a par chance été clémente ces deux dernières années.
Et que dire de la prétendue pause fiscale et de la baisse de l’endettement annoncées par Madame Debras ? Les emprunts se profilent et les sommes annoncées risquent fort d’être largement dépassées.
Ainsi, les 4.3 millions d’euros TTC dévolus initialement aux travaux du parking ne seront pas suffisants pour boucler le projet.
N’oublions pas, cerise sur le gâteau, que le tribunal administratif est saisi d’un contentieux qui pourrait coûter à la commune la modique somme de 6 millions d’euros. L’addition s’allonge et risque fort d’être très lourde.
A contrario, la municipalité fait un geste ridicule pour les sinistrés qui ont tout perdu. Il leur est accordé une ristourne de moins de 5 % de la taxe d’habitation selon les calculs complexes en rapport avec la valeur locative cadastrale.  Pour les personnes dont les maisons seront classées en zone rouge (le terme officiel : zone d’aléas forts), notre groupe demande un allègement fiscal proportionnel à la dépréciation de leurs biens (40% en moyenne). Nous avons par ailleurs voté contre la majoration de 20% de cette même taxe pour les propriétaires de logements non affectés à l’habitation principale.
Toujours au chapitre des mauvaises nouvelles, retenez que l’Etat devrait sanctionner la ville de Biot d’un arrêté de carence pour non-respect d’obligation de construction de logements sociaux. Le bilan est affligeant avec 0 construction en 4 années d’exercice. C’est inédit dans  notre commune : le préfet  pourra préempter sur n’importe quelle vente. On imagine les conséquences pour les vendeurs…
Quant à la vie quotidienne, les administrés n’auront pas manqué de noter qu’il est impossible de joindre la police municipale à partir de 3 heures du matin. La présence des agents sur le terrain est réduite pendant la nuit, alors que les cambriolages sont en hausse. Enfin douce ambiance en mairie avec la valse des démissions au sein de la majorité du Conseil Municipal. Deux élus ont définitivement jeté l’éponge, cinq ont rendu leurs délégations initiales, deux autres ont voté contre deux délibérations présentées par leurs collègues au dernier conseil municipal.

Comme c’est bizarre !

 

Compte à rebours d’un scénario catastrophe

11:00   Alerte orange orages et pluies de Météo France pour les Alpes Maritimes

11:30   Antibes active sa cellule de crise, surveille les zones sensibles, prévient les établissements à risque

19:52   Alerte Rainpol (radar météo du Mont Vial)

20:00  Antibes, activation du plan communal de sauvegarde

21:00   Message Météo France APIC par SMS aux municipalités, Précipitations intenses/très intenses

21:15   Message Météo France APIC par SMS aux municipalités, Précipitations très intenses

21:20   Les vallons des Combes, des Horts et des Vignasses commencent à être en crues

22:00   La Brague déborde, les voiries ne sont pas fermées, les véhicules sont emportés par les flots déchaînés

22:15   Près de 100 hectares inondés, 3 morts et plus de 1000 foyers et entreprises sinistrés

23:07   Biot déclenche son plan communal de sauvegarde

Un devoir de vérité

 

 

PHOTO MAISON BRAGUELe 3 octobre 2015 des pluies diluviennes se sont abattues sur la Côte d’Azur.

Des personnes ont perdu la vie, d’autres ont eu leur maison dévastée, ne réalisant l’ampleur du phénomène que les pieds dans l’eau, sinistre sans précédant.
Plusieurs familles en deuil, 20 % de la population sinistrée entraîneront inévitablement un après dans la vie de la commune.

Oui, certains biotois ont décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui ou homicide involontaire. Non pas,  comme d’aucuns le considèrent, comme une attaque  partisane contre la mairie et encore moins comme une récupération politique.

En tant qu’élus de l’opposition, nous considérons que la sécurité des personnes constitue la priorité absolue en cas de catastrophe naturelle et nous ne pouvons pas nous exonérer d’une analyse sur ce qui s’est passé.
NOUS VOULONS EVITER QU’UN TEL DRAME SE REPRODUISE : C’EST UNE OBLIGATION, UN DEVOIR.

Seul un retour d’expérience permettra d’améliorer les dispositifs de prévention.

Bien sûr, nous ne pourrions retenir de ce drame que ce formidable élan de solidarité envers les sinistrés, ce travail immense des associations et des anonymes qui, dès le lendemain des inondations, ont apporté une aide matérielle et une belle énergie, sans oublier des parents et leurs enfants venus au secours des biotois de leur propre initiative.

Bien sûr, nous pourrions nous contenter de savoir que depuis 2009 il existe sur Biot un plan communal de sauvegarde qui prévoit un dispositif de surveillance des cours d’eau en cas de fortes précipitations, que sur le terrain des hommes surveillent la montée des eaux, que la vidéo-protection constitue une aide précieuse pour donner des informations depuis le poste de commandement en mairie principale.

PONT MURATORE

Mais que constate-t-on ?
Des cours d’eau non curés, une passerelle arrachée au premier embâcle, un bassin des Combes qui ne remplit pas son rôle, les buses de l’autoroute qui accentuent les débordements, des automobilistes piégés sur les routes faute d’information, sans oublier un urbanisme qui, par exemple sur Sophia Antipolis, a décuplé les ruissellements sur le vallon de la Valmasque.

 

Viennent alors les questions :

  • Les dispositifs d’alerte ont-ils été exploités suffisamment en amont de la crue pour permettre aux biotois situés dans des zones à risque de préserver leurs biens autant que possible et surtout de se mettre en sécurité? Nous n’en sommes pas sûrs.
  • Le plan communal de sauvegarde n’a été déclenché qu’à 23h07 au moment de la décrue alors que :
    • les vallons des Combes, de la Valmasque, des Horts avaient déjà débordé et que la Brague était sortie de son lit,
    • Météo France avait émis une alerte orange dès 11h30 pour le département des Alpes-Maritimes,
    • dès 19h30, les radars Rainpol et Predict indiquaient que nous étions en présence d’un phénomène très intense avec des pluies diluviennes,
    • les sirènes n’ont pas été activées à temps et de ce fait de nombreux biotois ne se sont pas inquiétés. Le 6 novembre 2011, elles avaient sonné à quatre reprises et tout avait été fait alors pour sensibiliser la population à la culture du risque et aux bons gestes à adopter dans ce cas de figure.
    • Les pensionnaires du rez-de-chaussée de la maison de retraite Clos Saint Grégoire n’ont pas été montés à l’étage comme nos procédures l’imposaient.

On connait la suite…

Au-delà des satisfecit sur la gestion post-crise, NOUS VOULONS COMPRENDRE ET CONNAÎTRE LA VERITE.